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Depuis la quasi-ouverture du Passage Lemonnier en 1839, le 47 du Passage Lemonnier abrite les services et la vente de produits liés à l’optique. Avec la particularité que seules 4 familles d’opticiens s’y sont succédées de pères en fils : Les Verger, les Godar, les Declerck et les Leclerc

Depuis la quasi-ouverture du Passage Lemonnier en 1839, le 47 du Passage Lemonnier abrite les services et la vente de produits liés à l’optique. Avec la particularité que seules 4 familles d’opticiens s’y sont succédées de pères en fils : Les Verger, les Godar, les Declerck et les Leclerc 

La famille VERGER originaire de Maastricht et de confession Juive, est la première famille d’opticiens ayant professé au Passage Lemonnier. Dans l’almanach commercial, industriel et social de Liège réalisé par l’imprimeur Desoer en 1862 est mentionné un Zaudy Verger opticien ayant professé au 43 – 45 et 47 Passage Lemonnier. La famille décida de quitter Liège pour Anvers en 1868.

La famille Godar succède aux Verger en 1868, le père professera et le fils s’associera et succèdera à son père.

C’est au tout début du 20e siècle que la famille Declerck entre en scène. 

L’arrière-grand-père Declerck était né à Knokke et était venu s’installer à Liège afin de profiter de l’essor industriel, à l’époque la Côte n’offrait pas beaucoup de débouchés.

Son fils, Pierre Declerck, repris le magasin aux Godar et l’enseigne « Maison GODAR » continuera d’être de mise durant quelques années. Les 3 enfants du couple Declerck vont naitre dans le Passage Lemonnier. 

La famille fut atteinte dans ses économies par le crash boursier de 1929… ce qui à probablement entraîné le décès de Pierre Declerck. Sa veuve avec ses 3 enfants continua, avec l’aide d’un autre opticien, Strauss, l’exploitation du magasin.

Une fois son fils majeur et ayant achevé ses études d’opticien, il reprit l’affaire familiale. Il se prénommait aussi Pierre et il fut secondé par la suite par Jimmy Poe, époux de sa nièces Claudette Lambert.

Peu avant 1990, Claudette et Jimmy Poe – Lambert ayant quitté Liège pour Knokke, une forme de retour aux sources, Pierre Declerck junior arrivé à l’âge de la pension se chercha un successeur.

L’époque Leclerc est arrivée. Onil Leclerc est Québécois d’origine et il était joueur de hockey sur glace professionnel. En 1976, il est engagé pour une année dans l’équipe de Villard de Lans (Vercors – France). Cette année-là, l’équipe remporta la Coupe de France de Hockey. 

C’est dans cette station de sports d’hiver qu’il va rencontrer une jeune et innocente Liégeoise Joëlle Vanhoutteghem.

Ils vont maintenir le contact de manière épistolaire et deux ans plus tard, Onil revient en Europe mais en Belgique cette fois pour venir la retrouver. Le hockey professionnel n’étant pas une spécialité sportive de notre pays, il commença alors des études d’optique et 3 ans plus tard il sera diplômé. 

Pendant neuf ans, il travaillera pour un opticien à Herstal et il décida alors qu’il était temps pour lui de se « mettre à son compte ». Le 1er février 1991 (en pleine guerre du Golfe), il reprend le magasin de Monsieur Declerck qui lui recherchait un repreneur sérieux car c’était un vrai défi de reprendre cette maison de renom. Quant a son épouse Joëlle, elle a abandonné son métier de kinésithérapeute en 1992 pour se consacrer entièrement au magasin. Monsieur DECLERCK les a accompagnés quelques années pour les présenter à la clientèle avant de se retirer complètement.

Onil et Joëlle Leclerc décident, par respect du travail de leur prédécesseurs, de conserver l’appellation DECLERCK. Des transformations progressives dans les locaux, mais surtout dans le matériel, vont aboutir en 2008 à une rénovation totale du magasin, qui sera primée à la biennale internationale du design dans le cadre du concours aménagement de la Province de Liège, et par le prix de l’Urbanisme de la Ville de Liège 2008 dans sa catégorie.

Ainsi, leur fils Dylan LECLERC, diplômé de l’IORT de Bruxelles et de l’Université de Paris Sud XI en contactologie et en optométrie, n’avait – il plus qu’à rejoindre ses parents dans un cadre ultra moderne et il y a ouvert un cabinet pour exercer l’optométrie et l’adaptation en lentille de contact.

Depuis les transformations de 2008, le magasin est agencé en 3 parties. La salle de vente au rez-de-chaussée où les clients sont accueillis. L’atelier se trouve en mezzanine, où l’ensemble des verres ophtalmiques sont meulés et placés dans chaque monture et le cabinet de consultation optométrique se situe au 1er étage. C’est à cet endroit que Dylan Leclerc réalise les examens permettant de déterminer les dioptries nécessaires et / ou le type de lentilles adéquates. 

La maison dont l’histoire ne date pas d’hier est néanmoins toujours tournée vers la modernité et les services et produits qui en découlent. C’est ainsi que le choix du verrier (fournisseur de verres ophtalmiques) s’est porté sur CARL ZEISS depuis 2007 et que Dylan adapte un système de lentilles rigides à porter durant la nuit afin de corriger et freiner l’évolution de la myopie à savoir l’orthokératologie. Depuis 1991 et l’ère Leclerc, l’ensemble des montures de lunettes vendues sont issues de production Européenne et Japonaise pour certaines montures en titane dont les artisans du pays au soleil levant ont un savoir – faire particulier et encore au-dessus des Européens. 

En 175 ans d’histoire, le commerce au Passage Lemonnier et plus largement au sein de la ville de Liège dans sa globalité ont bien changé, avec ses hauts et ses bas... Néanmoins, au n°47 du Passage Lemonnier, les Liégeois ont toujours trouvé … et trouveront toujours un opticien et LA maison de confiance que chaque grande ville mérite.

Source : HAMAL, 175 ans au Passage Lemonnier, Liège, 2014
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